Les Tops et les Flops de Google en 2011

flops-google-1

Webmail, réseau social ou régie publicitaire… A l’origine moteur de recherche, Google est aujourd’hui omniprésent sur le web. Google y a connu une croissance moyenne de ses visiteurs uniques d’un peu plus de 5% entre 2010 et 2011, tous les services du groupe ne connaissent pas pour autant le même succès.

Certains représentent de grosses sources de trafic mais leur audience est en perte de vitesse. D’autres ont carrément disparu. Enfin, 2011 a vu la naissance du réseau social de Google, Google Plus, lancé courant juin pour contrecarrer l’influence grandissante de Facebook sur le marché.

Ci-dessous le classement en « Visiteurs uniques » 2010-2011 :

1er : Google URL Shortener, +94% (Goo.gl/)

Popularité grandissante de Twitter oblige, Google s’est doté d’un raccourcisseur d’URL. Un service dont la forte croissance (+94%) doit toutefois être relativisée au regard de son audience plutôt anecdotique. Google offre un suivi sur votre adresse raccourcie: nombres de clics, navigateur, pays, OS… et code QR lisible par les smartphones qu’il est facile de générer en rajoutant l’extension « .qr  » à la fin de l’URL raccourcie.

2e : Google Docs, +48% (Docs.google.com)

La quatrième plus forte progression des services Google n’est autre que celle de sa suite bureautique, Docs, qui depuis son lancement en 2007, a réussi à s’imposer dans le paysage des outils en ligne. Le service qui permet la création et le partage de documents textes, de feuilles de calcul et de présentations en ligne joue sur son interface conviviale, similaire à nombre d’applications de bureau.

3e : Google Chrome, +47% (Google.com/chrome)

Le navigateur de Google a réussi à obtenir sa part du gâteau dans un paysage fortement concurrentiel (Firefox, Internet Explorer, Opera…). Son trafic en visiteurs uniques s’est ainsi accru de moitié en 2011, sans doute poussé par les efforts publicitaires consentis par Google. Depuis, le début de l’année 2012, le navigateur est accessible sur les smartphones et tablettes fonctionnant sous Android 4.0, dans une version entièrement pensée pour les terminaux mobiles.

4e : Google Sites, +40% (Sites.google.com)

Création de pages en un clic, absence de codage HTML et personnalisation intuitive… L’outil de création de sites de Google s’adresse aussi bien aux entreprises désireuses de se doter d’un intranet facile à mettre en place qu’aux particuliers peu versés dans les nouvelles technologies. Ce service lancé début janvier 2008 est le fruit du rachat de JotSpot, un service de création de wikis. Evidemment toutes les fonctionnalités de votre site seront des éléments de l’univers Google.

5e : Google Product Search, +36% (Google.com/products)

Google Product Search n’est rien d’autre qu’un « shopbot » basé sur la technologie de recherche du groupe. On peut y comparer le prix d’un article avant de passer commande ou bien encore trouver une boutique en ligne qui propose les produits plus difficiles à trouver. Baptisé Froogle lors de sa création, Product Search est relié au service de paiement en ligne Checkout, également développé par Google pour concurrencer Paypal.

6e : Google Calendar, +32% (Google.com/calendar)

Le service d’agendas du groupe a vu son audience grimper de manière régulière entre 2010 et 2011. Calendar permet de gérer un ou plusieurs emplois du temps et de les partager avec ses contacts. Le service se décline dans une version mobile accessible depuis n’importe quel navigateur et est également synchronisable avec certains modèles d’agenda mobiles, iPhone et Blackberry entre autres.

7e : Google Gmail, +20% (Mail.google.com)

S’il ne représente que la neuvième progression d’audience sur l’année, Gmail constitue cependant le quatrième carrefour d’audience du groupe. Le webmail de Google est principalement orienté sur le concept de conversations et intègre la puissance du moteur de recherche du groupe. Lancé sur un système de cooptation en 2004, GMail peut aujourd’hui être consulté hors connexion Internet.

8e : Google Finance, +18% (Google.com/finance)

Conçu pour faire concurrence à Yahoo Finance, le site de Google diffuse gratuitement les cotations du Nasdaq, le marché américain des valeurs technologiques. Sont également disponibles les principaux indices boursiers mondiaux, parmi lesquels le Dow Jones, le Nikkei, le CAC 40. Ajoutez à cela des taux de conversion actualisés ainsi que les taux d’émissions d’emprunt américain selon la durée.

9e : Google Translate, +15% (Google.com/translate)

Comme son nom l’indique, Google Translate est le service de traduction automatisée de Google. Contrairement à Yahoo ou AOL, Google a développé ses propres algorithmes basés sur une approche statistique des textes. Lancé en 2007, ce service apporte cependant relativement peu d’audience au groupe malgré une progression régulière, à hauteur de 15%.

10e : Google News, +9% (News.google.com)

Si Google News a perdu de son importance dans la hiérarchie des services du groupe, il connaît une hausse de 9% de ses visiteurs uniques sur un an. Ce service qui agrège près de 4 500 sources anglophones a été lancé en 2006. A noter, en mai 2011, la confirmation de la condamnation de Google pour viol des droits d’auteurs en Belgique. Ce jugement faisait suite à une plainte déposée par certains titres de presse pour qui le référencement, en mentionnant les titres brefs, équivaut à une captation d’audience.

11e : Google Maps, +7% (Maps.google.com)

En quatre années d’existence, Google Maps est devenu le second service de Google en termes d’audience. Cet outil de cartographie doit notamment sa popularité aux nombreuses applications composites qu’il a inspirées à des développeurs tiers. Maps devrait encore connaître un bel avenir alors que Google vient de développer une nouvelle fonctionnalité : Helicopter View, qui comme son nom l’indique, permet de survoler un territoire en 3D comme si vous étiez à bord d’un hélicoptère.

12e : Google Blog Search, +6% (Blogsearch.google.com)

Google Blog Search est un service de recherche dérivé du moteur original de Google, permettant de restreindre la recherche des Internautes aux seuls blogs. L’audience de Google Blog Search augmente de 6% sur un an, surfant sans doute sur le succès continu des blogs.

13e : Google Search, -1% (Google.com)

Google Search reste le cœur de métier de Google. Le moteur de recherche est à nouveau le premier apporteur de trafic du groupe, attirant chaque mois un peu plus de 130 millions de visiteurs uniques, rien qu’aux Etats-Unis. Plus de quinze ans après son lancement, l’audience du moteur évolue moins vite que les services plus récents. Pire encore, elle décroît légèrement en 2011.

14e : Google Scholar, -2% (Scholar.google.com)

Scholar fait partie des services directement dérivés du cœur de métier de Google : son moteur de recherche. Ici, il est possible de rechercher exclusivement des articles universitaires et scientifiques, triés par auteur et par revue. Un système d’évaluation de la popularité des articles basé sur le nombre de citations d’un texte par d’autres auteurs a également été mis en place.

15e : Google Talk, -3% (Google.com/talk)

Conçu à l’origine comme une extension de GMail, Google Talk s’est émancipé au point de devenir un outil de chat à part entière. Il est notamment intégré au réseau social Orkut, détenu par Google, qui s’il est inconnu en France, est très populaire au Brésil où il résiste à Facebook. Aux rayons nouveautés : l’option vidéo de GTalk est désormais disponible sur Android.

16e : Google Video, -4% (Video.google.com)

Google Video est une déclinaison du moteur de recherche du groupe, exclusivement dédiée aux contenus vidéo du web. Initialement lancé en 2005 comme concurrent de You tube, ce service a évolué en moteur en 2007, un an après l’acquisition de You tube par Google. Vidéo indexe désormais les contenus de l’ensemble des plates-formes vidéos, comme Dailymotion ou Wat.

17e : Google Groups, -5% (Groups.google.com)

Google Groupes est un service de groupes de discussion qui permet d’accéder aux services de messages Usenet. Lancé en 2001, son audience décline en parallèle de la baisse de la popularité de Usenet, aujourd’hui concurrencé par les autres services de discussion 2.0. Néanmoins, le service s’est offert un petit lifting en 2011 avec la simplification des interfaces de discussion et l’optimisation de la lutte contre les spams. C’est également un service d’archives donnant accès à plus de 800 millions de messages postés depuis 1981.

18e : Google Earth, -8% (Earth.google.com)

Google Earth n’est pas à proprement parler un service en ligne accessible depuis un navigateur mais une application qui vous permet de découvrir le monde et même la surface de Mars en 3D, confortablement assis dans votre fauteuil. La dernière version, actualisée début 2012, intègre Google+ grâce auquel elle permet de partager avec ses cercles d’amis des captures d’écrans des vues affichées.

19e : Google Answers, -14% (Answers.google.com)

Lancé en 2002, la particularité du service de questions-réponses Google Answers résidait dans le concept de commissions versées aux internautes apportant des réponses satisfaisantes. Ce modèle n’a cependant pas retenu l’intérêt, poussant Google à fermer ce service en 2006. Aujourd’hui, seules les archives subsistent sur le site, expliquant la baisse d’audience du service.

20e : Google Image Search, -18% (Images.google.com)

Créé en 2001, Google Image Search est un des plus vieux services de Google. Ce moteur de recherche d’images est aujourd’hui la troisième source d’audience de Google aux Etats-Unis, devant Gmail, mais comme tout service mature, il souffre d’un tassement de son audience. Dernière fonctionnalité en date : l’affichage des résultats en un patchwork d’images. Le fait de passer la souris sur l’une d’elles l’agrandissant pour mieux la visualiser.

21e : Google Book Search, -21% (Books.google.com)

Initié en 2004, le projet Google Print ambitionne de constituer la plus importante bibliothèque virtuelle au monde. Aujourd’hui, ce projet prend la forme de Book Search, le moteur de recherche du groupe permettant d’effectuer des recherches de livres ou à l’intérieur d’ouvrages. Un projet qui, en raison de l’ampleur du volume d’ouvrages numérisés a suscité des réactions et des oppositions vives au sein des défenseurs de la propriété intellectuelle.

22e : iGoogle, -24% (Google.com/ig)

Afin de renforcer sa position de page de démarrage des internautes, Google a développé en 2005 son propre service de pages Web personnalisables, quelques mois avant le lancement de Netvibes. iGoogle permet d’afficher sur une ou plusieurs pages tous types de contenus (cartes, flux RSS, e-mails, widgets, etc).

23e : Google Desktop, -83% (Googledesktop.com/)

Initialement lancé en 2004, Google Desktop Search proposait une interface permettant à l’utilisateur d’effectuer des requêtes sur le disque dur et sur Internet, grâce aux différents services proposés par la firme californienne. Mais face à l’essor du cloud computing et de tous les services de stockage en ligne, l’application est devenue désuète. Elle a été fermée en septembre 2011.

Google Plus, 12 millions de visiteurs uniques (plus.google.com/)

Le réseau social lancé en grande pompe en juin 2011, après l’échec retentissant de Buzz jugé trop intrusif, doit permettre à Google de rivaliser avec le géant Facebook. Comptabilisant près de 12 millions de visiteurs uniques en décembre 2011, des visiteurs dont il est toutefois difficile de dire s’ils sont actifs, Google Plus voulait initialement se différencier avec son système de cercles, permettant de sélectionner avec soin lequel de vos « amis » voyait quoi. Un outil mis en place depuis par Mark Zuckerberg et ses équipes.

Source : LeJournalduNet 10/02/2012

Post to Twitter Post to Facebook

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>